Les 20 signataires
Dr Bernard Asselain, chef du service de biostatistiques du cancer, Institut Curie.
Pr Franco Berrino, directeur du département de médecine préventive et prédictive de l’Institut national du cancer, Milan, Italie.
Dr Thierry Bouillet, cancérologue, directeur de l’Institut de radiothérapie, hôpital Avicenne, Bobigny.
Pr Christian Chenal, professeur émérite de cancérologie et ancien responsable de recherche CNRS « Radiations, Environnement, Adaptation ».
Pr Jan Willem Coebergh, cancérologue, département de santé publique, université de Rotterdam, Pays-Bas.
Dr Yvan Coscas, cancérologue, chef du service de radiothérapie, hôpital de Poissy-Saint-Germain.
Pr Jean-Marc Cosset, chef de département honoraire d’oncologie-radiothérapie de l’Institut
Curie.
Pr Devra Lee Davis, chef du département de cancérologie environnementale, université de
Pittsburgh, Etats-Unis.
Dr Michel Héry, cancérologue, chef du département de radiothérapie, hôpital Princesse-
Grace, Monaco.
Pr Lucien Israël, professeur émérite de cancérologie, université Paris-XIII, membre de l’Institut.
Jacques Marilleau, ingénieur, ancien physicien au Commissariat à l’énergie atomique et au CNRS Orsay.
Dr Jean-Loup Mouysset, cancérologue, président de l’association Ressource.
Dr Philippe Presles, président de l’Institut Moncey de prévention santé, Paris.
Pr Henri Pujol, cancérologue, ancien président de la Ligue nationale contre le cancer.
Joël de Rosnay, docteur ès sciences.
Dr Annie Sasco, directrice de l’équipe d’épidémiologie pour la prévention du cancer-Inserm, université Bordeaux-II.
Dr Simone Saez, ancien chef de service du Centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Lyon.
Dr David Servan-Schreiber, professeur clinique de psychiatrie, université de Pittsburgh.
Dr Pierre Souvet, cardiologue, président de l’association Santé Environnement Provence.
Dr Jacques Vilcoq, cancérologue, clinique Hartmann, Neuilly-sur-Seine.
Leurs dix recommandations
Selon les signataires de l’appel, des mesures de précaution doivent être prises dans l’attente de données définitives.
■ N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. Les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.
■ Lors des communications, maintenir le téléphone à plus de 1 mètre du corps (l’amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, de cinquante fois à 1 m de distance). Utilisez le mode haut-parleur ou un kit mains libres ou une oreillette Bluetooth (en faisant attention de ne pas la conserver constamment à l’oreille en période de veille). (ND Robin des Toits : voir le commentaire en bas de page)
■ Restez à plus de 1 mètre de distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone dans des lieux comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.
■ Evitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit, ou alors le mettre en mode « avion » ou « hors ligne/off line » qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.
■ Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.
■ Utilisez votre téléphone portable pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire, et non d’un téléphone sans fil DECT qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables.
■ Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de côté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché.
■ Evitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train.
■ Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (cela limite la durée d’exposition et la proximité du corps).
■ Choisissez un appareil avec le DAS (débit d’absorption spécifique qui mesure la puissance absorbée par le corps) le plus bas possible.