• Textes de référence de 2001 (qui se veut encore d'actualité)

    Site à consultersante.gouv.fr    ou une copie en février 2011

    Les téléphones mobiles,
    Leurs stations de base et la santé

    PRESENTATION DU RAPPORT DU GROUPE D’EXPERTS
    (état des connaissances et recommandations)

    I. ETAT DES LIEUX

    I.1 Rappel sur les radiofréquences et les valeurs limites d'exposition .......

    .2. Téléphones mobiles   ......

    La puissance d'émission des téléphones est limitée à 2W au maximum pour le GSM 900 et 1 W maximum pour le système GSM 1800. Cette puissance d'émission est de plus régulée en fonction de la distance à l'antenne relais : elle est inversement proportionnelle à la qualité de la communication (250 mW à plusieurs kilomètres de l'antenne, 10 mW à proximité). Lors de la connexion de l'utilisateur du mobile avec son correspondant, la puissance émise est ajustée à un niveau élevé permettant d'avoir une communication immédiate optimale, puis le contrôle de puissance réduit celle-ci par paliers de 2 dB, en quelques secondes, jusqu'à se stabiliser au niveau minimum compatible avec une bonne qualité de la communication. Le déplacement de l'utilisateur fait prendre le relais par plusieurs stations de base successivement, chacune démarrant sa communication à un niveau élevé, puis abaissant la puissance. C'est donc lors de l'utilisation d'un téléphone mobile en situation de déplacement que l'exposition aux radiofréquences est la plus élevée, ou encore lors d'une conversation dans une lieu à médiocre réception, qui astreint l'antenne relais et le téléphone mobile à rester à des niveaux de puissance élevés.

    3. Antennes relais (station de base)

    On distingue plusieurs types d'antennes relais ou stations de base, selon le territoire couvert et la densité des communications transmises :

    • les stations macro cellulaires, les plus courantes peuvent émettre à une puissance maximum de 20 à 30 watts par bande de fréquence. En milieu rural, la puissance sera élevée pour couvrir des zones étendues (10-30 km) sur un nombre limité de bandes de fréquence utilisateur, tandis qu'en milieu urbain, la puissance sera répartie sur de nombreuses bandes utilisateur dans un périmètre restreint (500 m).
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    • dès que l'on s'éloigne de l'axe de l'antenne en dessus ou en dessous (cas le plus courant, ces antennes étant habituellement disposées à une hauteur de 20 m environ), le champ est au maximum de 1 à 2 V/m au voisinage immédiat de la station.(Remarquons qu'à la dsicussion entre mairie de Valence et opérateur Orange du 10/2/2011 la demande de valider ces 2V/m est refusée:Engagement sur 3V/m)
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    5. Fixation des valeurs limites d'exposition

    Les risques de l'exposition aux champs électromagnétiques en général et plus particulièrement radiofréquences (RF) sont évalués à partir d'une revue exhaustive de la littérature sur leurs effets biologiques .....

    le débit d'absorption spécifique (DAS), atteint ou dépasse un seuil de 4 W/kg de poids corporel. Prenant en compte un facteur 10 'de réduction', la valeur de 0,4 W/kg a été proposée comme limite recommandée pour les expositions professionnelles, pour une exposition " corps-entier ". Ce paramètre qui conditionne l'existence d'un effet biologique pouvant être jugé comme néfaste pour la santé constitue dans le langage des recommandations une "restriction de base". Un facteur d'abattement de 5 supplémentaire a été introduit pour la population générale, afin de tenir compte de l'absence de contrôle que des personnes non informées ont sur leur environnement, de la possibilité de sensibilités variables en fonction de l'état physiologique ou pathologique des individus. La valeur ainsi déterminée pour l'exposition du corps soumis en entier dans le champ d'exposition est de 0,08 W/kg.

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    Le groupe d'experts considère que certains domaines n'ont pas été explorés de manière suffisante, ou l'ont été selon des protocoles peu convaincants. Il appelle à la réalisation de travaux expérimentaux ou épidémiologiques nouveaux pour développer les connaissances, par exemple sur :

    • La co-cancérogenèse (association entre RF et cancérogènes chimiques ou physiques connus).
    • L'effet des RF sur des tissus en développement ou des organismes immatures.
    • La possible sensibilité particulière de personnes ou de tissus malades.

    Faut-il penser que ... nous serions encore en l'an 2000?

    Faut-il douter qu'avec de tels textes de base les opérateurs n'aient pas quelque peu expérimenté ?